Devenir Sauveteur Secouriste du Travail (SST)

Référence réglementaire   : Code du travail Art L4141 et Art R 4224-15 et 4224-16

Circulaire CNAMTS 32/2010

Objectifs :

Le sauveteur secouriste du travail doit être capable d’intervenir efficacement face à une situation d’accident et, dans le respect de l’organisation de l’entreprise et des procédures spécifiques fixées en matière de prévention, de mettre en application ses compétences au profit de la santé et sécurité au travail.

Public concerné:

Toute personne désignée ou volontaire pour donner les premiers soins sur le lieu de travail

Durée du stage :

Minimum 12 heures , auxquelles il convient d’ajouter en tant que besoin le temps nécessaire pour traiter les conduites à tenir particulières liés aux risques spécifiques à l’entreprise en correspondance avec le chapitre 7 du programme SST.

Nombre de participants:

4 minimum, 10 maximum pour un formateur SST . Au-delà de 10 participants, la formation sera prolongée d’une heure par candidat supplémentaire jusqu’à concurrence de 14. A partir de 15 la formation est dédoublée et 2 formateurs sont nécessaires.

tableau-sst

PLAN d’INTERVENTION SST INRS

PROGRAMME DE FORMATION

1. LE SAUVETAGE-SECOURISME DU TRAVAIL

Les principaux indicateurs de santé au travail dans l’établissement ou dans la profession.

  • Le rôle du sauveteur secouriste du travail.
  • La réglementation en matière de formation et d’intervention du SST.

2. RECHERCHER LES DANGERS PERSISTANTS POUR PROTÉGER

Formation générale à la prévention

  • Connaître le mécanisme de l’accident : appréhender les concepts de danger, situation dangereuse, phénomène dangereux, dommage, risque,…
  • Connaître les principes de base de la prévention.
  • Rendre le SST capable de protéger en utilisant les notions développées dans la législation actuelle relative à l’évaluation des risques (code du travail, articles L4121-1 et suivants).
  • Face à une situation d’accident du travail, le sauveteur secouriste du travail doit être capable de :
    • Connaitre l’alerte aux populations.
    • Identifier les dangers réels ou supposés dans la situation concernée.
  • Reconnaître, sans s’exposer lui-même, les dangers persistants éventuels qui menacent la victime de l’accident et/ou son environnement.
  • Supprimer ou isoler le danger ou soustraire la victime au danger sans s’exposer lui-même.

3. De « PROTÉGER » à « PRÉVENIR »

  • Mettre en évidence la similitude des compétences attendues, aussi bien en matière de protection qu’en matière de prévention.
  • Face à une situation d’accident du travail, le sauveteur secouriste du travail doit être capable de :
    • Repérer les dangers dans une situation de travail.
    • Supprimer ou faire supprimer des dangers dans une situation de travail, dans la limite de son champ de compétence, de son autonomie et dans le respect de l’organisation de l’entreprise et des procédures spécifiques fixées en matière de prévention.

4. EXAMINER LA VICTIME ET FAIRE ALERTER

Face à une situation d’accident du travail, le sauveteur secouriste du travail doit être capable de :

  • Examiner la(les) victime(s) avant et pour la mise en oeuvre de l’action choisie en vue du résultat à obtenir.
  • Reconnaître, suivant un ordre déterminé, la présence d’un(ou plusieurs) des signes indiquant que la vie de la victime est menacée.
  • Associer au(x) signe(s) décelé(s) le(s) résultat(s) à atteindre.
  • Dans le cas où il y a manifestation de plusieurs signes, l’ordre de priorité des résultats à atteindre.

Faire alerter, ou alerter en fonction de l’organisation des secours dans l’entreprise.

  • Définir les différents éléments du message d’alerte qui permettront aux secours appelés d’organiser leur intervention.
  • Définir en fonction de la présence ou non de témoin et de l’état de la victime, le moment le plus opportun pour transmettre le message d’alerte.
  • Choisir, parmi les personnes présentes et selon des critères prédéfinis, celle qui est la plus apte pour déclencher l’alerte.
  • Identifier, en fonction de l’organisation de l’entreprise, qui alerter et dans quel ordre.
  • Donner à la personne choisie les éléments du message et les consignes pour assurer une transmission efficace.
  • Favoriser l’accès des secours et l’acheminement de moyens adaptés au plus près possible de la victime, dans le respect de l’organisation des secours dans l’entreprise.

5. De « FAIRE ALERTER » à « INFORMER »

Cette séquence est la suite logique de la séquence « de PROTEGER à PREVENIR ». Elle met également en évidence la similitude des compétences attendues de la part des SST, aussi bien en matière d’alerte des secours en cas d’accident du travail qu’en matière de transmission de l’information dans l’entreprise concernant les observations qu’il aurait pu faire en matière d’identification des dangers et/ou les actions qu’il aurait pu mettre en œuvre, dans le respect de l’organisation de l’entreprise et des procédures spécifiques en matière de prévention.

Elle doit permettre le glissement de la formation à l’action « FAIRE ALERTER » vers l’action « INFORMER ».

La mise en application de cette démarche est continue tout au long de la formation et plus particulièrement dans l’exploitation des mises en situation d’accident simulé.

Face à une situation d’accident du travail, le sauveteur secouriste du travail doit être capable de :

Informer son responsable hiérarchique et/ou la (les) personne(s) chargée(s) de prévention dans l’entreprise ou l’établissement, de la/des situation(s) dangereuse(s) repérée(s).

6. SECOURIR

Face à une situation d’accident du travail, le sauveteur secouriste du travail doit être capable de :

Effectuer l’action (succession de gestes) appropriée à l’état de la (des) victime(s).

Déterminer l’action à effectuer pour obtenir le résultat à atteindre, que l’on a déduit de l’examen préalable.

Mettre en œuvre l’action choisie en se référant à la technique préconisée.

Vérifier, par observation l’atteinte et la persistance du résultat attendu et l’apparition de nouveaux signes indiquant que la vie de la victime est menacée, jusqu’à sa prise en charge par les secours spécialisés.

  1. La victime saigne abondamment
  2. La victime s’étouffe
  3. La victime se plaint de sensations pénibles et/ou présente des signes anormaux
  4. La victime se plaint de brûlures
  5. La victime se plaint d’une douleur qui empêche certains mouvements
  6. La victime se plaint d’une plaie qui ne saigne pas abondamment
  7. La victime ne répond pas, elle respire
  8. La victime ne répond pas, elle ne respire pas (réanimation cardio-pulmonaire et défibrillation)

7. SITUATIONS INHÉRENTES AUX RISQUES SPÉCIFIQUES

On appelle risque spécifique, tout risque qui nécessite, de la part du SST, une conduite à tenir complémentaire ou différente de celle enseignée dans sa formation de base. L’avis du médecin du travail, dans ce domaine est particulièrement important.

Risques spécifiques : par exemple : désamiantage, hyperbarie, acide fluorhydrique, acide cyanhydrique, …

ÉVALUATION DES SST

Les critères d’évaluation utilisés pour cette validation sont ceux définis par l’INRS, dans le référentiel de formation des Sauveteurs Secouristes du Travail.