RISQUES PSYCHOSOCIAUX : UN GUIDE EUROPÉEN POUR LA FONCTION PUBLIQUE

De nombreux guides ont été publiés sur le thème des risques psychosociaux, mais celui-ci, élaboré avec le concours du Labour Research Department de Londres, présente différentes approches développées dans les pays d’Europe.

Partout en Europe, les organismes qui s’occupent de santé et de sécurité sont conscients de la nécessité de combattre les risques psychosociaux, même si ceux-ci sont classés d’une manière différente d’un pays à l’autre.

Un rapport publié conjointement en 2014 par deux organismes européens a étudié les facteurs considérés comme présentant des risques psychosociaux dans cinq registres différents : description des tâches, intensité du travail et autonomie professionnelle ; aménagement du temps de travail et équilibre entre travail.

La fonction publique est particulièrement concernée par les risques psychosociaux.

Une autre étude de l’EU-OSHA portant sur sept facteurs de risque a même conclu que, pour six de ces sept facteurs, l’administration publique présente des niveaux de risque supérieurs à la moyenne. La violence et les invectives des clients et usagers sont un risque plus spécifique aux administrations publiques qui, par ailleurs, connaissent des restructurations de grande ampleur depuis plusieurs années.

Le guide élaboré par le Comité de dialogue social européen, un organe qui rassemble des syndicats et des employeurs de la fonction publique d’Etat pour toute l’Europe, compare les contextes réglementaires dans toute l’Europe et expose les actions pratiques qui peuvent être mises en place portant sur l’évaluation des risques psychosociaux, la prévention, et l’accompagnement des fonctionnaires victimes de risques psychosociaux.

On y découvre de nombreux exemples de pratiques mises en place dans différents pays européens qui ont permis de réduire les principaux facteurs de risques telles que la violence et ou la pression du temps lié à la charge de travail.

Un exemple belge, dans lequel les travailleurs ne sont plus tenus de comptabiliser leur temps, montre de quelle manière les agents publics peuvent s’organiser eux-mêmes dans leurs horaires de travail.

D’autres exemples portent sur la mise en place d’une politique contre les manœuvres d’intimidation (Autriche), ou montrent comment la solution d’un cas particulier d’intimidation a permis d’améliorer l’ambiance de tout un collectif de travail (Lituanie) et dans quelle mesure les efforts consentis pour favoriser la compréhension entre collègues ont produit de bons résultats (Allemagne).

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